HEURE LOCALE
Un bouquin à me conseiller pour mes longues heures de transport? Dernier livre que j'ai vraiment aimé: Women, de Bukowski. Merci!
Merci à tous, reste à essayer de s'en procurer au moins l'un d'entre eux à l'alliance française de Sucre
Je suis un traveller, t’as vu ?

Au fur et à mesure du voyage, l’on peut dresser d’ores et déjà un premier bilan des « backpackers », voyageurs longue distance - longue durée que nous croisons sur notre chemin.
Et comme internet se plait à nous faire régulièrement des listings, je me tente à en faire un. Comme toujours dans ses listings, on ne relève surtout que les caricatures, et on oublie les gens sans aspérité particulière parce que ça, ça n’intéresse guère le lecteur.
D’abord les différents groupes, par ordre d’importance (nombre estimatifs rencontrés lors de notre étude d’un mois):
- les couples de filles. Oui, surprenant mais elles sont biens plus nombreuses que les couples de mecs, ou que les couples tout court. On pourrait croire que, les filles c’est pas trop leur genre, de partir entre filles, qu’elles vont s’étriper (ça arrive sûrement), c’est peut être tout simplement parce qu’elles sont plus courageuses ou qu’elles viennent tout juste de se faire larguer.
- les couples tout court. Je les jalouse bien entendu, car, partir avec une fille que j’aime vraiment ça aurait été un vrai bonheur. Ceci dit lors de différentes discussions, l’on nous dresse régulièrement un autre tableau. En fait c’est un peu le quitte ou double de l’amour : soit l’on revient et on se marie, soit on rentre peut être pas ensemble et l’on ne se parle plus jamais de notre vie.
- Le mec seul. L’on en croise plus que des groupes de deux potes et ou de plus gros groupes. Souvent, empreint d’un léger spleen, il n’hésite cependant pas à ouvrir la discussion. Toujours des mecs sympas. A se demander pourquoi ils sont partis tout seul.
Sûrement tout juste plaqué par leur copine également ? Et puis finalement, c’est pas toujours simple de trouver un autre pote avec qui partir.
- Alors beaucoup plus rarement, l’on croise les deux bons potes, comme nous, en vacances. Prudents, indépendants, rigolards. Juste partis pour profiter sans trop d’autres buts particuliers.
Il y a également quelques groupes, plus nombreux que deux individus et puis il y a ceux qui partent avec une thématique (genre tour du monde à vélo) mais que du coup, l’on ne croise pas vraiment.
Dans ces différents groupes, l’on croise différents styles. Je vais énumérer donc ceux que l’on croise en majorité.
A noter qu’au niveau du style, étant déjà de couleur de peau différente, en règle générale, pas besoin d’en rajouter pour sortir du paysage, mais certains, en très (très) grande majorité français sont souvent bien reconnaissables, parce que sur-lookés. A croire qu’ils ont besoin de faire voir et de dire par leurs apparences, qu’ils sont des vrais, mais alors des vrais travellers.
Alors, je veux bien, quand on voyage longtemps, on se rase moins, on porte toujours un peu les mêmes fringues, etc, mais l’on sent chez certains un vrai besoin de reconnaissance, d’accomplissement.
Du coup, ils en deviennent parfois leurs propres caricatures, comme souvent quand quelqu’un fait quelque chose dans l’excès, et ça en devient un peu risible.
Les styles les plus remarqués:
- Les néos-hippies. Soit-disant partis dans une espèce de quête et dans l’envie de rencontrer des gens, ce n’est pas eux que vous croiserez dans les rues, dans les musées et encore moins dans les activités type trekking, ou randonnée.
Leur terrain de jeu, c’est les comptoirs de pubs, ceux un peu stylés, un peu mixé avec la population locale, mais surtout destinés aux étrangers. Ils vous tiendront certainement de grands discours où ils vous diront qu’il faut tout lâcher derrière soit, mais finalement c’est parce qu’eux n’avaient pas fait grand chose de leur vie.
Le look : en général pour les filles, le bandeau dans les cheveux et le pantalon hippie, pour les mecs, souvent un chapeau, ou un béret, ou encore des dreadlocks, barbe et en générale le tatouage qui va bien.
On se rend compte rapidement, que finalement, de la vie locale du pays, ils n’y connaissent pas grand chose, que ce soit de l’histoire ou de la politique, et que ce qui leur plait c’est de rester avec leur petit groupe à se mettre des mines.
- Les hikers. Habillés de la tête aux pieds dans les derniers vêtements sélectionnés sur trekmag. Tout y passe, le tee-shirt néoprène, les habits thermos formés triple épaisseur, les pantalon-ventilation softshell, les lunettes de soleil à monture enveloppante de protection 4, etc.
Bref, ils feraient une bonne pub pour décathlon, mais attention l’insulte (!) chez eux, jamais de Quechua :)
Vous les verrez certainement bien heureux, les mains sur les hanches, en haut du Wayna Picchu alors qu’ils y sont pour la plupart montés jusqu’au Macchu avec le Bus de 7h. Bizarrement, de la même manière, ils ne seront intéressés que par les spots à trek, de faire de belles photos d’eux avec de grands paysages et finalement peu intéressés par l’histoire, où la manière de vivre du pays où ils séjournent. Finalement, eux aussi comme de bons colons.
- Il reste bien un style, mais plus compliqué pour moi à définir. Il y a ce genre de mec, qui aime bien les proverbes, et qui lui collent à la peau, comme « jamais deux sans trois », lui, il essuie son tout dernier et troisième échec amoureux. Son look, un mélange d’ado attardé, d’un jean dans un déjà sale état, de chèche Armani à 100€ et de lunettes Prada, avec cet attirail, on est sûr qu’il vient de Paris. Il est pour autant un grand défenseur d’Europe Ecologie, et toujours prêt à se lancer dans des débats politiques. Le genre de mec, plein de contradictions, bien français qui n’hésite pas à être un bon donneur de leçon, alors que franchement, parfois, il ferait bien de regarder sa barbe dans le miroir. Le trentenaire, qui traine ces doutes avec son pote d’enfance. Le mec qui travaille dans le web, qui s'est dit que ce voyage ça pourrait faire une petite oeuvre multimédia, enfin, quand le site sera fini. Ouais, le mec qui finalement, n’a pas trop de buts, ni d’envies trop particulières dans ce voyage qui essaie juste de comprendre où un peu il est, qui espère dans l’Homme, mais parti de France avant de sérieusement à haïr l’Humanité.
Ouais, ce mec,
y a de ça,
c’est moi.
@jozue
Sucré, jour férié, tout fermé. Pour les livres on attendra demain:)
Faire des choix, pour éviter qu'ils ne se fassent pour toi...
Ayé! un mois que l'on est parti
Échec et mat.
Un grand besoin de grosses cuites
L'avantage, c'est qu'en Bolivie, par rapport au Pérou, ils ont du vin
Echec et dépression amoureuse en plein tour du monde, c'est pas donné à tout le monde. Et ouais, j'suis un p'tit veinard tsé
Pas de bons livres en vente à l'alliance française. Me reste plus qu'à passer par UPS...
C'est un vrai don du ciel que j'ai, de me mettre dans des histoires qui finissent mal. #maudit
J'ai un truc à vous faire lire si vous n'êtes pas encore couchés. (Pendant que j'attends mon rendu, avant d'aller au bar)
J'espère que son auteur ne m'en voudra pas, mais c'est trop waouah (dingue?) pour que je ne le publie pas. Du coup j'ai mis ma réponse
et puis ça va, il est tard
Hier je n’étais pas au top, du coup j’avais besoin de taffer sur quelque chose. Du coup, j’ai fait une vidéo, et j’aimerais que tu la vois.
Alors si tu m’aimes, tu cliques, si tu l’aimes tu RT.
Merci pour les RT et les commentaires. See ya



