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HEURE LOCALE

JOSH
@jozue
LE 23 JUIL. 2011
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LE 23 JUIL. 2011
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LE 23 JUIL. 2011

11 pokes aujourd'hui, j'en déduis que ça devais faire un moment que je ne m'étais pas connecté...

JOSH
@jozue
LE 23 JUIL. 2011

Ca va Paris, Bordeaux, la France tout ça? Apa kabar? Bagus bagus?

JOSH
@jozue
LE 23 JUIL. 2011

De mon côté Bagus bagus, les balinais m'appaisent. Là je tweet de Gili Air pour ceux qui verraient, eau bleu turquoise et tout ça

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LE 24 JUIL. 2011
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Sunset

Phi
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Philippe
LE 25 JUIL. 2011

Plonger aux iles Gili ... check ... Aujourd'hui au programme un requin, et plein de tortues, demain 3 plongées au programme dont une de nuit, y a pas à chier j'ai la vie dure :)

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JOSH
@11moissanstoi
LE 26 JUIL. 2011

Les français savent danser



Quand on parle de tour du monde, on a souvent en tête « Where the hell is Matt » et sa danse ridicule et sans complexe dans les endroits les plus insolites. Mais en réalité je ne vais pas vraiment parler de ça.
J’ai commencé cet article il y a un petit bout de temps, alors que Didier, l’un de nos –précieux - lecteurs réguliers nous demandait comment l’on voyait l’actualité internationale de là où nous étions.

En dehors des catastrophes naturelles qui se déroulaient à l’époque, la BBC et les autres chaînes d’infos internationales relayaient l’affaire des quotas de l’équipe de France et également les sondages donnant le FN au deuxième tour des présidentielles de l’année prochaine.
Alors si maintenant j’ai un blog, je vais essayer de le rendre utile.


Je ne comprends pas le racisme.

A l’inverse, je comprends qu’il soit difficile de se sentir français quand on est issu d’origine étrangère.
Je m’appelle Josué, et avec ma tête de citoyen du monde, dans une discussion classique, après que l’on m’ait demandé mon prénom, mon interlocuteur va quasi-systématiquement me demander « t’es quoi ? » ou « tu viens d’où ? ». Je réponds toujours « Français », ce qui provoque parfois des petits rires, croyant à une réponse ironique. Autant vous dire que je déteste que l’on introduise une rencontre avec cette question, car elle induit : « tu n’es pas français » et également que mon origine serait ce qui va me déterminer le plus. Plus que mes passions, mes études, mon travail, mes amis, et là où j’ai vraiment grandi.  
Et combien de fois, alors que je suis avec des amis d’origines étrangères, c’est la même chose. Et l’interlocuteur  débute une discussion sur le pays d’origine alors, qu’en général, mes amis –comme moi- viennent juste de Marne-la-vallée, et ont bien d’autres choses plus intéressantes à raconter. Le « bled » comme on dit, parfois ils n’y sont quasiment jamais allés.
Mais à force de renvoyer ce message, que l’on ne s’étonne pas que par exemple, mon ami Ali ait toujours eu du mal à dire qu’il était français.
Parce que le problème ne vient pas vraiment de lui, mais plutôt de vous. Donc de Nous.
Nous, La France pour laquelle ma famille a combattu. Ces braves gens issus du milieu ouvrier agricole sans éducation ont toujours cru dans nos valeurs de « Liberté, Egalité, Fraternité ».
Cela donnera-t il plus de poids à mes propos si je dis que mes deux grands pères ont servi pendant la deuxième guerre mondiale et que mon arrière grand-père a été décoré de la médaille d’honneur avec quatre citations pendant la première ?
Pas vraiment, mais au moins, on ne pourra pas m’enlever la légitimité de faire la morale.

La constituante la plus importante de notre identité française, à l’heure de la mondialisation, n’est quasiment qu’une manière de penser lié au droit du sol : c’est croire dans cette devise « liberté, égalité, fraternité » et être prêt à la défendre, peu importe l’âge où l’on a acquit la nationalité par le papier.
La nation est de toute façon une notion complètement obsolète : les entreprises et leurs dégâts n’ont, eux, pas de frontières.
Il est grand temps d’arrêter d’être stupides, égo-centrés et renfermés.
Ma France, tu m’as déjà déçue. Tu m’as poussé aux larmes un soir de 21 avril 2011.

Et je repense à la joie de 98. Quel contraste…

C’est d’ailleurs la métaphore la plus correct pour parler de la France d’aujourd’hui : son équipe de football.
Elle est composée quasiment toujours, sur le papier, des meilleurs individualités.
Malheureusement elle fait parfois preuve d’une fierté française typique, très critique les uns envers les autres, et parfois, souvent, d’un manque d’esprit d’équipe, empreinte de jalousie, et d’un manque d’envie ou d’ambition collective.
Il faut dire que cette équipe est abandonnée à elle-même, sans soutien ni ferveur nationale, car un français de base se sentira plus malin de ne pas l’aimer, de la critiquer, ou encore d’être pour l’adversaire que de la supporter coûte que coûte.
Ce poison, cette mentalité, est pour moi tellement caractéristique de notre pays. Elle est également la raison majeure de fuites à l’étranger de gens de grandes qualités (parfois issus de l’immigration), français de l’étranger, expats, que je rencontre régulièrement, et notamment ici à Bali, fatigués d’entreprendre dans un pays viciés par cette mentalité individualiste, aigrie et résignée.

Alors de l’autre bout du monde, en 2011, je m’aperçois qu’en France l’on parle encore d’intégration…
Je suis allé dans des pays où la mixité existe en y étant bien plus injuste et discriminatoire : les Etats-Unis et le Brésil. Pourtant là-bas, on ne remettra pas en cause que Ronaldo est brésilien ou que Michael Jordan est américain.
Et, pour prendre l’exemple du Brésil, quand l’équipe nationale joue, ou quand vient le carnaval, ils seront tous unis, danseront, chanteront, célébreront ou perdront tous ensemble.
D’ailleurs, en allant au Brésil, j’avais envie de vérifier un autre préjugé, ce stéréotype comme quoi les brésiliens seraient touchés par une espèce de grâce divine qui ferait qu’ils dansent tous à merveille et aient tous le sens du rythme.
Je suis allé dans cette fête de quartier, un bloco à Rio (une espèce de mini carnaval en vue du vrai quelques mois après) et suis également beaucoup sorti à Lapa, ou encore dans les différents quartiers, où l’on peut aussi bien danser au milieu des groupes de rue improvisés que dans les clubs de samba. Est-ce que tout le monde danse à la perfection ? Non, mais TOUT le monde (riche ou pauvre) danse. TOUT le monde chante (c’est d’ailleurs à cela que l’on repère les touristes : seuls à ne pas connaitre les paroles) et cela donne cet effet de groupe où l’on a l’impression que tout le monde est beau et que tous dansent à la perfection. (Ca me rappelle un épisode de How I Met Your Mother mais je ne l’ai pas encore retrouvé).
 
J’aime bien danser. Je n’ai bien entendu pas le niveau de mon pote Alexandre, mais je ne me débrouille pas trop mal. Il faut dire que j’ai appris dans ma jeunesse au contact de gens comme la famille Oueffio, les frères San et Mathurin, des français, enrichis par la culture d’origine de leurs parents, créoles, cambodgiens ou encore africains, mais dont les qualités des pas étaient surtout liés à vouloir faire mieux chez nous, dans notre « melting pot » de banlieue que ce que l’on pouvait voir des Etats-Unis (ceux à qui l’on ressemblait le plus).
Et du coup, avec mes pas venus d’ailleurs, originaires de cette mixité, que ce soit dans une soirée Hip-Hop à Los Angeles, ou à Rio, mais aussi partout ailleurs, j’étais plutôt très à l’aise.
Mon point n’est pas tellement sur ma manière de danser, car mon compagnon de voyage Philippe est lui moins vernis au niveau de son sens du rythme –il est le premier à le reconnaitre- mais tous les français savent danser : en France, tout le monde -tout comme Philippe- a son petit pas, son petit « move » (celui qui accessoirement permettra peut-être de ne pas rentrer seul en fin de soirée). Pourtant, ensemble, nous sommes devenus une nation sans ferveur, sans joie de vivre simple.
J’aurais envie qu’on communie, que l’on n’ait pas peur de son voisin (comme ici à Bali), quand je vois les tee-shirts ici à propos des contrefaçons : « same, same but different » j’ai envie qu’on pense d’autrui : « different, diferent but same ».
J’en ai marre que l’on émette des doutes, que l’on ne se considère pas tous de la même patrie.
Alors que de nos jours, être un français qui voyage dans le monde, c’est être définit par le plus célèbre : Zinedine Zidane.
Et le monde nous envie.

Et le monde nous attend.
Face aux ravages de la mondialisation et la montée des extrémismes, quel pays aurait aujourd’hui la possibilité et la légitimité d’éloigner notre planète du gouffre vers lequel elle se dirige lentement, en étant crédible économiquement et diplomatiquement ?
Pour en avoir discuté avec des allemands, on le sait, c’est la France, et par extension la France-Allemagne.
En parlant du monde qui se créer son propre  gouffre ou qui s’en approche, pour moi, en réalité, notre monde a déjà chuté, il est en pleine chute libre depuis plusieurs années. Et quand on chute depuis si longtemps, on ne s’en rend plus compte… Jusqu’à l’atterrissage ?…

Bref, il est temps. On le sait.
Mais quelque part, aujourd’hui, une grande partie des français (surtout chez les jeunes) croit et attend un peu la « Fin du monde ». Car ils sont également convaincus de l’inefficacité de leurs moyens d’actions. « Qu’est-ce que je peux y faire alors que j’ai déjà du mal à trouver un travail qui ne soit pas précaire. »

Et en France, on se trompe de combat, comme bien souvent.
C’est la loi du plus fort, ou pour employer des mots plus récents du « meilleur réseau d’influence».
Prenons l’exemple de l’époque des grèves (vu de l’étranger) au sujet de la retraite à 60 ans –qui de toute façon ne touchera qu’une minime partie d’entre nous- et pour laquelle la France a été paralysée, alors que dans le même temps, on laisse passer le paquet fiscale et surtout la transformation d’emplois stables en « auto-entrepreneurs », ce qui, croyez moi et le niveau plus élevé de la précarité. Quand on est auto-entrepreneur,  personne ne vous protège, pas de syndicat, et pas non plus de primes de fin de contrat, ni de chômage.
Diviser pour mieux exploiter.
Seuls de vieux mécanismes, des syndicats obsolètes et des partis politiques sans réelles compétences et loin de leurs valeurs d’antan nous représentent. D’ailleurs les gens ne savent plus vraiment pourquoi ils votent pour tel ou tel parti, les idées n’ont plus d’importance, c’est bien souvent par simple reproduction familiale. Comme si voter était inscrit dans notre patrimoine génétique.
Ca vous dirait en 2012 de tenter de croire vraiment dans qui vous votez ?

Parce que j’ai quand même de l’espoir.
 
J’espère en Europe Ecologie représenté par Eva Joly.
Je me suis mis à croire dans ce rassemblement de gens et d’associations compétentes et justes ; dans l’espoir,  qu’un jour ce monde soit géré avec un peu plus de conscience, et ne plus laisser agir l’économie de marché telle qu’elle est aujourd’hui. Car elle n’a pour seul objectif que de faire gagner un maximum d’argent à certains, et ce, sans se préoccuper de la qualité du travail délivré, ni des dommages collatéraux.
Bref, notre système est une escroquerie légalisée.

Et faisant un voyage comme le mien, je n’en reviendrais que plus inquiet.
Il est pourtant faisable d’améliorer ce système, sans être trop utopique; enfin sortir un parachute pour freiner la plongée déjà entamée.

L’autre espoir, il est en toi, en moi, nous devant nos écrans. Parce qu’il n’y a pas que l’économie ou la politique qui puisse donner une vie plus agréable, donc j’aimerais qu’on se promette d’essayer d’évoluer, d’essayer de petites choses qui pourraient améliorer notre quotidien.
Exemple: se limiter à 2 critiques par jour ? Ou encore, si la France gagne la coupe d’Europe de football en 2012, je promets de sourire aux gens dans le métro. (J’ai crée un groupe FB là)
Je déconne et en même temps on peut tous trouver une manière d’améliorer un peu le quotidien de chacun.
Ah oui, et puis si vous n’arrivez pas à vous empêcher de demander à quelqu’un quels sont ses origines, préférez « tu es de quelle(s) origine(s) ? » à « t’es d’où », ce sera déjà ça…

J’ai trouvé une partie de la recette du bonheur ici à Bali, qui n’est ni dans l’argent, ni les médocs, ni la drogue, ni dans un rapport de dominance.
Si j’ai une prière à faire au Dieu des Internets, c’est que les français prennent plaisir à discuter, partager, (danser ?) et espérer ensemble. Que l’on réalise la chance mais aussi la responsabilité qu’a notre patrie vis-à-vis de notre planète, et que l’on se mette enfin à agir.


Alors on danse ?

par @jozue

PS : Article sous l’angoisse montante de l ‘approche de la date du retour qui ne se compte maintenant plus qu’en jours.
[Mais t’inquiète, je profite !]

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@C__phil
LE 27 JUIL. 2011
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JOSH
@jozue
LE 27 JUIL. 2011

Ouais, pas mieux RT @julielulie On est presque en aout. J'ai un peu les boules.

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Philippe
LE 28 JUIL. 2011

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